
LES PRINTEMPS SILENCIEUX
Les Printemps silencieux est un projet autour de la petite enfance pensée comme « l’âge des premiers printemps » : les premières promenades, les premiers chants d’oiseaux, les premières questions sur le monde. À travers Hope, une enfant qui écoute la Terre comme on écoute un cœur, j’imagine un conte visuel et sonore où les oiseaux sont à la fois compagnons de jeu et témoins fragiles de l’état de la planète. Peintures, petites sculptures, ambiances audio et animations de toiles forment une exposition interactive à hauteur d’enfant, où l’on apprend en regardant, en écoutant et en se déplaçant. Le projet propose une double lecture : pour les 3–6 ans, une expérience sensible et onirique ; pour les adultes, en filigrane, l’écho de Silent Spring, de la disparition des espèces et des questions que ces printemps posent aux générations futures.
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Le projet d'exposition
Les Printemps silencieux est un projet d’exposition autour de la petite enfance pensée comme l’âge des premiers printemps : les premières promenades, les premiers chants d’oiseaux, les premières questions sur le vivant. À travers Hope, une enfant qui écoute la Terre comme on écoute un cœur, le projet invite à traverser un conte visuel et sonore où l’émerveillement, la fragilité du vivant et l’espoir cohabitent.
Une enfant nommée Hope
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Hope est le fil conducteur du projet. À travers son regard, l’exposition explore la petite enfance comme un temps d’écoute, de découverte et de lien profond avec le monde vivant. Elle permet aux enfants de se projeter dans un personnage à leur hauteur, tout en offrant aux adultes une entrée sensible dans le récit.
Les oiseaux et les premiers printemps
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Les oiseaux occupent une place centrale dans le projet. Ils sont à la fois les compagnons des premiers émerveillements de l’enfance et les témoins fragiles de l’état de notre planète. Le projet s’inspire de l’héritage de Silent Spring pour interroger une question simple : quels chants accompagneront encore les souvenirs des enfants d’aujourd’hui ?
Une exposition à vivre
Peintures, petites sculptures, univers sonore, podcasts et animations de toiles composent un parcours interactif à hauteur d’enfant. L’exposition est pensée comme une expérience à parcourir avec le corps et les sens : regarder, écouter, s’approcher, circuler, relier des images à des émotions.
La genèse du projet
Avant d’être auteure, artiste et vidéaste, j’ai été biologiste, avec le désir de devenir éthologue. Longtemps, mon quotidien a été fait d’observations patientes, de notes sur les comportements animaux, de temps passés dehors à regarder comment le vivant s’organise, se défend, s’adapte. Cette expérience m’a donné une conscience très précoce de la fragilité des écosystèmes et de la place discrète, mais essentielle, que prennent les oiseaux dans nos paysages.
C’est dans ce contexte que j’ai rencontré le livre de Rachel Carson, Silent Spring (Printemps silencieux). Sa façon d’alerter sur les pesticides, la disparition des oiseaux et le risque de « printemps sans chants » a profondément marqué ma manière de penser le monde. Ce texte est devenu une sorte de ligne souterraine dans mon travail : une question qui revient sans cesse, surtout lorsque je regarde les enfants d’aujourd’hui grandir dans un environnement qui change très vite.
Au fil de mon parcours, l’image animée et le documentaire sont venus rejoindre la peinture et le dessin. J’ai commencé à m’intéresser à la manière dont d’autres racontent le vivant. Ma rencontre avec Alastair Fothergill, réalisateur de grands films de nature ayant travaillé avec Disneynature, a été une étape importante : nous avons parlé de la responsabilité de l’image, de ce que l’on montre ou pas, de la façon de rendre visible la beauté et la menace sans écraser le spectateur. Prochainement, un échange avec la documentariste et exploratrice Frédérique Olivier, autour du déclin des manchots, viendra prolonger cette réflexion sur les espèces en danger et les effets très concrets du dérèglement climatique.
Les Printemps silencieux naissent de ce tissage : un passé de biologiste qui ne disparaît pas, la découverte fondatrice de Rachel Carson, des rencontres avec celles et ceux qui filment le vivant aujourd’hui, et le désir de traduire tout cela à hauteur d’enfant. À travers Hope, une enfant qui écoute la Terre, je cherche à transformer ces préoccupations scientifiques et documentaires en récit sensible, pour que les plus jeunes – et les adultes qui les accompagnent – puissent interroger, ensemble, les printemps qu’ils sont en train d’habiter et ceux qu’ils auront à inventer.